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Articles

Le double de Bono

12 albums studio 150 millions d'albums vendus 22 Grammy Awards, 7 Brit Awards 7.1 millions de spectateurs et 736 millions de dollars de recettes pour la tournée 360° (record mondial devant les Stones !) Des chiffres qui font tourner la tête et qui doivent tourner dans la tête de Neil McCormick. Critique musical reconnu, que ce soit dans le Daily Telegraph ou à la BBC, Neil a accompagné U2 tout au long de sa vie. Camarade de classe de Bono, Edge et Adam au lycée à Dublin, il a été le premier témoin de leur incroyable carrière. C'est lui qui a recueilli leurs paroles, à la fois comme ami, critique et premier fan. En 2005, Neil a signé une autobiographie, romancée à souhait, I Was Bono's Doppleganger . Ce roman a inspiré le film Killing Bono qui sort en salle aujourd'hui. Pour suivre l'actualité, trépidante, de U2, une seule adresse : http://www.u2france.com/syndication/

Un clip à l'oeil

Aux Rencontres photo de Arles je suis allé. Et de la musique j'ai ramené. Un morceau qui passait en boucle dans une expo des Ateliers. Et qui a continué à trotter dans ma tête pour accompagner en musique tous ces souvenirs d'argentique. L'histoire c'est celle d'un groupe anglais, The Get Out Clause , qui, faute de finance, a décidé de faire un clip en utilisant quelques unes des 13 millions de caméras de télé-surveillance anglaises. Comme chaque citoyen a le droit de réclamer une copie des bandes sur lesquelles il apparaît, le groupe a sélectionné 80 lieux de Manchester pour se faire filmer à l'oeil. Restait à récupérer les images, à monter le clip et le tour était joué. Résultat : un joli coup de pub, un clip original et une chanson qui reste dans la tête.

The Antlers, la découverte de l'été ?

On en a connu des chanteurs abîmés, des écorchés vifs, des types à qui la vie n'avait pas fait que des cadeaux. Certains sont devenus les leaders de groupes incontournables. Beaucoup nous ont quittés en pleine force de l'âge. A la tête du trio The Antlers, Peter Silberman poursuit une route créative basée sur quelques coups durs. Il y a eu Hospice en 2009 et Burst Apart tout récemment . Sans sombrer dans la noirceur, on pourrait plutôt dire que Silberman dépasse la douleur, s'en sert comme d'une matière qu'il transforme en pépites musicales. Une musique qui prend les tripes forcément, mais qui n'est pas plombante, et qu'on n'est certainement pas obligé d'écouter un dimanche après-midi pluvieux dans une zone commerciale de banlieue. The Antlers est donc une découverte (merci à François pour le tuyau ), tout en étant déjà une référence, comme la plupart des groupes de passage dans la fameuse Blogothèque . En concert à Lausanne le 20 août. A Londres,...

Beirut en patron de la scène

Les Inrocks y étaient . Grand bien leur fasse, nous aussi on y était au concert de Beirut. Si vous en revanche, vous l'avez loupé, l'occasion est belle de vous rattraper en regardant la prestation scénique des Américains dans un autre théâtre antique, celui d'Arles . Un seul regret du côté d'Arte Live Web, c'est que l'image et le son ne soient pas synchro. A Fourvière, ce lundi 18 juillet, le problème technique venait de la basse qui ronflait dans les enceintes, couvrant le reste des instruments. Et n'en déplaise au journaliste des Inrocks si le public criait "trop fort, la basse !", ce n'était pas pour saluer la prestation de Paul Collins mais bien parce que la quatre-cordes n'était pas au niveau des autres. Une fois le problème réglé, tout le monde a pu apprécier à sa juste valeur et sans bouder son plaisir, une prestation menée de main de maître par Zach Condon, toute trompette dehors. Tenez puisqu'on parle des Inrocks, sachez que le...

Le rock belge a la frite !

Une fois que vous m'aurez pardonné ce mauvais jeu de mot en forme de titre, vous comprendrez que la venue annoncée de dEUS en terre lyonnaise n'est qu'un prétexte a un nouveau billet sur le rock belge. Comme je l'ai déjà écrit ici, le plat pays, même de petite taille et en partie privé de gouvernement, n'en reste pas moins un pourvoyeur de talent dès que l'on aborde le rayon musical. dEus donc mais aussi Ghinzu ou Sharko pour les références anciennes, auxquels on peut ajouter Applause et Vismets les petits derniers. Avec un point commun : une maîtrise de la langue anglaise à faire pâlir de jalousie bon nombre de nos concitoyens. Et un goût plus ou moins prononcé pour l'agressivité électrique. Quand Sharko ou Applause flirtent avec des ambiances de dance-floor, Vismets ou Ghinzu titillent nos instincts primaux à grands coups de guitares ravageuses. Et dEUS donc en fer de lance de la scène belge. La référence. Et toujours la même classe. Même après 20 ans de s...

A tous les chercheurs de son

Sans internet, et quelques blogs spécialisés musique, on passerait définitivement à côté de bonnes surprises. A vrai dire, on passerait même à côté du meilleur de la musique actuelle. La Toile a le double avantage de pointer vers des groupes qui naissent et vivent en dehors du réseau commercial classique, tout en permettant l'écoute directe de morceaux, voire d'album dans leur intégralité. Les oreilles se reconnectent au cerveau, le mélomane se pique de curiosité, redevenant acteur passionné et enthousiaste. A l'heure où la SACEM publie la liste des titres qui ont le plus rapporté en 2010 (819,6 millions d'euros perçus en droits d'auteur), l'envie est forte d'éteindre la télé, comme la radio, et de se concentrer sur le web en quête de découvertes musicales. Ceci étant dit, je vous invite donc à découvrir The Rural Alberta Advantage, groupe canadien qui vient de sortir un excellent second album , en écoute gratuite sur Deezer. Peut-être plus pour longtemps.

Avis de tempête sur Glasgow

Pitorin a visité Glasgow pour l'émission Echappées belles sur France 5. La plus grande ville d'Ecosse est célèbre pour avoir engendré des groupes comme Simple Minds, The Silencers, Belle and Sebastian, Mogwai. Mais aussi Jimmy Sommerville. Personne n'est parfait. Bref, difficile de parler de l'Ecosse sans s'essayer à l'instrument le plus emblématique du pays. Ce que Jérôme a fait avec beaucoup de courage. A ce titre, il semble que la cornemuse, comme le ukulélé, connaît depuis quelques temps un certain revival . L'instrument à pipe apparaît comme redoutablement efficace pour reprendre à peu près n'importe quel type de morceau, rock de préférence. Je n'ai pas retrouvé le nom du groupe que nous a présenté Pitorin (tu permets que je t'appelle Pitorin) ce soir-là mais, pour illustrer mon propos, The Red Hot Chili Pipers devrait faire l'affaire :

L'envol des Wild beasts

Retour de Hayden Thorpe et de ses trois comparses anglais après le somptueux Two Dancers . Le groupe confirme son penchant pour une musique posée et pleine de grâce, avec un 3ème album composé dans un studio isolé du pays de Galles en plein milieu de l'hiver. Les amateurs de testostérone n'y trouveront pas leur compte car ces bêtes sauvages là ne courent pas la campagne. On dirait plutôt que face aux éléments, elles ont créé un cocon protecteur où chacun a trouvé sa place. Dans cette ambiance feutrée, la voix haut perchée de Hayden se détache. A l'image de cet albatross, la musique des Wild Beasts prend donc de la hauteur et plane maintenant au-dessus des étiquettes. Comme celle d'Antony ou de Björk. Et ce n'est pas ici que l'on pourrait s'en plaindre. WILD BEASTS "Albatross" par domino

Petite virée outre-Rhin

Si j'osais, je dirais que le rock est à l'Allemagne, ce que la cuisine est à la Hollande. C'est-à-dire pas grand chose. Ceci étant, il y a quand même quelques groupes teutons dans ma pile de disques . Parmi eux, le projet du musicien Konstantin Gropper, leader de la formation Get Well Soon. Avec deux albums au compteur, ce groupe propose une musique originale aux influences marquées par les musiques de films, la musique classique, les ballades façon Leonard Cohen ou le chant tourmenté de Thom Yorke... Deux opus édités par City Slang, label allemand adepte de croisements musicaux, à l'image des fleurons de son catalogue : Lambchop, Calexico, The Album Leaf, Yo La Tengo, The Notwist. Et plus récemment Arcade Fire ou Broken Social Scene. Bref, de nombreuses raisons donc de franchir le Rhin et d'abandonner quelques idées préconçues pour aller porter une oreille attentive en terre germanique. Live Get Well Soon par sourdoreille Et pour ceux qui veulent retrouver les mor...

Histoire (antique) du rock

Visiblement, je n'étais pas tout seul à espérer un passage des Strokes ou de Radiohead . Ceci dit on ne va pas épiloguer pendant des semaines sur cette programmation des Nuits de Fourvière. Profitons plutôt de ce passage sur le site de Génération spontanée pour visiter la rubrique Souvenirs . Là se côtoient quelques vieux, voire très vieux, tickets de concerts, parfois accompagnés des set list correspondantes. A n'en pas douter, il y a du collector, tel ce vieux ticket jauni et déchiré, preuve irréfutable d'un concert des Who le 24 février 74 au Palais des Sports. Avec RTL comme sponsor, trop fort ! Bon moi en 74, j'avais pas l'âge de sortir. En revanche le 7 mars 90, j'étais au Truck de Vénissieux. A l'époque on payait 80 francs pour aller voir un concert. Comme dirait ma fille, "à l'époque, c'était le temps des Romains".