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Articles

Manchester is back !

Rassurez-vous, il ne s'agit pas du retour de Shaun Ryder pour un nouvel album. Ici, nous espérons bien que Uncle Dysfunktional sera la toute dernière contribution des Happy Mondays... Non, il s'agit aujourd'hui de fêter dignement et avec une joie non dissimulée le retour des Stone Roses ! Ian Brown et sa bande ont officiellement annoncé leur re-formation pour deux concerts programmés les 29 et 30 juin 2012 à l'Heaton Park de Manchester. N'y allons pas par quatre chemins, les Stone Roses étaient LE groupe pop des années 90. Si Nevermind est une étape dans l'histoire du rock, l'album éponyme des Stone Roses sorti en 1989 a marqué de son empreinte l'indie-pop anglaise. Du coup, on se prend à rêver d'un troisième album aussi chouette que les deux premiers ou d'une tournée qui passerait par chez nous. Wait and see. En attendant justement, et si d'aventure les Stone Roses nous faussaient compagnie, on irait sans hésitation se consoler avec d'...

Phoenix à la télé !

Petit documentaire programmé sur Arte jeudi 13 octobre 2011 à 22:10. From a Mess to the Masses retrace l’explosion du groupe versaillais Phoenix et la longue tournée qui a suivi la sortie de Wolfgang Amadeus Phoenix en 2009 et 2010. 2011 serait-il un bon cru pour le rockumentaire ?

X et Y

- T'écoutais quoi, papa, quand t'étais jeune ? - Moi ? Bah j'écoutais des groupes cool venus des Etats-Unis. C'était la vague Grunge. - Et t'avais les cheveux longs toi aussi ? - Ah non moi j'avais juste une gouffa pas possible. Un truc que j'étais obligé de cacher sous une casquette. - Ca doit pas être évident pour danser avec de la musique pareille... - Tu rigoles ça se danse très bien. En plus, les pas sont pas très compliqués. - Bon je vais me coucher, j'ai cours à 8 heures demain matin. - Attends, un dernier morceau...

Bernard Lenoir : clap de fin

Lenoir c'est fini. L'info a circulé sur quelques blogs et journaux spécialisés culture. Le monsieur Rock de France Inter quitte la radio sur laquelle il a fait l'essentiel de sa carrière . C'est triste mais ce n'est pas vraiment une surprise. Juste une déception de plus, en ce qui me concerne, par rapport à cette radio qui me ressemble de moins en moins. Lenoir ne s'est pas étalé sur la suite. Peut-être un blog. Chiche ? En tout cas, je salue la passion de cet infatiguable découvreur de talents, en priant les Dieux du Rock que les 318 Black sessions soient un jour disponibles sur le site de l'INA. Je le remercie aussi pour nous avoir donné quelques idées de morceaux à passer lorsque, plus jeune, nous étions animateurs de radio libre. Morceaux que nous n'avions pas toujours achetés et qui venaient tout droit d'un enregistrement de son émission sur K7. On peut bien l'avouer maintenant, il y a prescription.

Nom de code : DCFC

Retour des Death Cab for Cutie avec leur 7ème album Codes and keys . Une production intense depuis 1997 pour une formation qui reste globalement méconnue du grand public, en France en tout cas. Le groupe de Ben Gibbard assure pourtant une communication tous azimuts : la BO de Six Feet Under en 1995 (au côté de Arcade Fire, Interpol, Phoenix, Radiohead et j'en passe), une anthologie de 11 courts-métrages inspirés par les chansons de Plans l'année suivante (sorti en DVD et diffusé via iTunes), un site internet officiel à la pointe du web 2.0. .. Bref, un groupe bien dans son époque dont les compositions savent séduire les fans d'une pop joliment ficelée. Avec Codes and keys , DCFC sort un album sans doute moins larmoyant que les précédents : voici qui pourrait être la clé du succès pour s'attirer un public plus large. En tout cas, le groupe qui est en tournée à partir de début octobre ne viendra pas répandre sa joie nouvelle sur la scène française. Dommage...

Le double de Bono

12 albums studio 150 millions d'albums vendus 22 Grammy Awards, 7 Brit Awards 7.1 millions de spectateurs et 736 millions de dollars de recettes pour la tournée 360° (record mondial devant les Stones !) Des chiffres qui font tourner la tête et qui doivent tourner dans la tête de Neil McCormick. Critique musical reconnu, que ce soit dans le Daily Telegraph ou à la BBC, Neil a accompagné U2 tout au long de sa vie. Camarade de classe de Bono, Edge et Adam au lycée à Dublin, il a été le premier témoin de leur incroyable carrière. C'est lui qui a recueilli leurs paroles, à la fois comme ami, critique et premier fan. En 2005, Neil a signé une autobiographie, romancée à souhait, I Was Bono's Doppleganger . Ce roman a inspiré le film Killing Bono qui sort en salle aujourd'hui. Pour suivre l'actualité, trépidante, de U2, une seule adresse : http://www.u2france.com/syndication/

Un clip à l'oeil

Aux Rencontres photo de Arles je suis allé. Et de la musique j'ai ramené. Un morceau qui passait en boucle dans une expo des Ateliers. Et qui a continué à trotter dans ma tête pour accompagner en musique tous ces souvenirs d'argentique. L'histoire c'est celle d'un groupe anglais, The Get Out Clause , qui, faute de finance, a décidé de faire un clip en utilisant quelques unes des 13 millions de caméras de télé-surveillance anglaises. Comme chaque citoyen a le droit de réclamer une copie des bandes sur lesquelles il apparaît, le groupe a sélectionné 80 lieux de Manchester pour se faire filmer à l'oeil. Restait à récupérer les images, à monter le clip et le tour était joué. Résultat : un joli coup de pub, un clip original et une chanson qui reste dans la tête.

The Antlers, la découverte de l'été ?

On en a connu des chanteurs abîmés, des écorchés vifs, des types à qui la vie n'avait pas fait que des cadeaux. Certains sont devenus les leaders de groupes incontournables. Beaucoup nous ont quittés en pleine force de l'âge. A la tête du trio The Antlers, Peter Silberman poursuit une route créative basée sur quelques coups durs. Il y a eu Hospice en 2009 et Burst Apart tout récemment . Sans sombrer dans la noirceur, on pourrait plutôt dire que Silberman dépasse la douleur, s'en sert comme d'une matière qu'il transforme en pépites musicales. Une musique qui prend les tripes forcément, mais qui n'est pas plombante, et qu'on n'est certainement pas obligé d'écouter un dimanche après-midi pluvieux dans une zone commerciale de banlieue. The Antlers est donc une découverte (merci à François pour le tuyau ), tout en étant déjà une référence, comme la plupart des groupes de passage dans la fameuse Blogothèque . En concert à Lausanne le 20 août. A Londres,...

Beirut en patron de la scène

Les Inrocks y étaient . Grand bien leur fasse, nous aussi on y était au concert de Beirut. Si vous en revanche, vous l'avez loupé, l'occasion est belle de vous rattraper en regardant la prestation scénique des Américains dans un autre théâtre antique, celui d'Arles . Un seul regret du côté d'Arte Live Web, c'est que l'image et le son ne soient pas synchro. A Fourvière, ce lundi 18 juillet, le problème technique venait de la basse qui ronflait dans les enceintes, couvrant le reste des instruments. Et n'en déplaise au journaliste des Inrocks si le public criait "trop fort, la basse !", ce n'était pas pour saluer la prestation de Paul Collins mais bien parce que la quatre-cordes n'était pas au niveau des autres. Une fois le problème réglé, tout le monde a pu apprécier à sa juste valeur et sans bouder son plaisir, une prestation menée de main de maître par Zach Condon, toute trompette dehors. Tenez puisqu'on parle des Inrocks, sachez que le...

Le rock belge a la frite !

Une fois que vous m'aurez pardonné ce mauvais jeu de mot en forme de titre, vous comprendrez que la venue annoncée de dEUS en terre lyonnaise n'est qu'un prétexte a un nouveau billet sur le rock belge. Comme je l'ai déjà écrit ici, le plat pays, même de petite taille et en partie privé de gouvernement, n'en reste pas moins un pourvoyeur de talent dès que l'on aborde le rayon musical. dEus donc mais aussi Ghinzu ou Sharko pour les références anciennes, auxquels on peut ajouter Applause et Vismets les petits derniers. Avec un point commun : une maîtrise de la langue anglaise à faire pâlir de jalousie bon nombre de nos concitoyens. Et un goût plus ou moins prononcé pour l'agressivité électrique. Quand Sharko ou Applause flirtent avec des ambiances de dance-floor, Vismets ou Ghinzu titillent nos instincts primaux à grands coups de guitares ravageuses. Et dEUS donc en fer de lance de la scène belge. La référence. Et toujours la même classe. Même après 20 ans de s...