Accéder au contenu principal

Retour de répét'

En rentrant de la répétition, on parlait musique dans la voiture. Comme lorsqu'on est attablé au resto et qu'on se met tous à parler de recettes et de petits plats. Après deux heures de répétition, il ne faut pas croire que nous soyons rassasiés. On parlait musique française. Bashung bien sûr, qui nous manque. Je cherchais le nom de celle qui l'a accompagné sur Fantaisie Militaire et sur l'album posthume, En amont. Elle s'appelle Edith Fambuena. Elle chantait avec Les Valentins avant de produire de nombreux albums, pour Bashung donc, mais aussi pour Daho, Pauline Croze, Higelin ou Thiéfaine... Elle explique dans Libération combien elle a hésité avant de faire ce travail : "Je me suis replacée dans l’état d’esprit de Fantaisie militaire, j’ai travaillé de mon côté jusqu’au moment où j’estimais que c’était suffisamment finalisé pour le montrer. Sauf qu’Alain n’est plus là pour valider et qu’il n’aurait peut-être rien validé du tout ! Malheureusement, ça, je ne le saurai jamais". On a parlé de Dominique A aussi. Et des deux morceaux qu'il a écrit et qui figurent sur En amont, dont l'ouverture du disque le sublime Immortels.




J'ai repensé à ce morceau de Dominique A qui l'a fait connaître, Le Twenty-Two Bar qu'il chantait avec Françoiz Breut. Je me suis dit que le parcours de Françoiz Breut ressemblait un peu à celui d'Edith Fambuena, qu'elle aussi avait travaillé avec de nombreux artistes (Dominique A donc, mais aussi Yann Tiersen, Louise Attaque, Calexico, Frànçois & The Atlas Mountains, etc.). Et puis j'ai repensé à cette victoire de la musique où Dominique A avait transformé les paroles lors de son passage en direct : "A la télévision française je chantais / Je ne sais plus pourquoi c'était, non, non / En face de moi les gens dormaient...". J'avais adoré cette façon crâne de toiser le public mondain de ce soir-là, les mains dans les poches, Françoiz Breut à ses côtés les bras croisés . Je ne savais pas que ce soir c'était la 34ème cérémonie des Victoires de la musique...



Bref, il était tard. La voiture filait. Et on parlait musique.

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

"Nous n’avons jamais fait partie d’une quelconque scène à Liverpool"

Prochain concert : King Hannah. Le "meilleur groupe américain d’Angleterre" comme l'a surnommé les Inrocks sera de passage au Marché Gare le 3 décembre prochain. Deux albums à défendre sur cette petite scène sympathique du centre de Lyon. Hâte...

Manchester is back !

Rassurez-vous, il ne s'agit pas du retour de Shaun Ryder pour un nouvel album. Ici, nous espérons bien que Uncle Dysfunktional sera la toute dernière contribution des Happy Mondays... Non, il s'agit aujourd'hui de fêter dignement et avec une joie non dissimulée le retour des Stone Roses ! Ian Brown et sa bande ont officiellement annoncé leur re-formation pour deux concerts programmés les 29 et 30 juin 2012 à l'Heaton Park de Manchester. N'y allons pas par quatre chemins, les Stone Roses étaient LE groupe pop des années 90. Si Nevermind est une étape dans l'histoire du rock, l'album éponyme des Stone Roses sorti en 1989 a marqué de son empreinte l'indie-pop anglaise. Du coup, on se prend à rêver d'un troisième album aussi chouette que les deux premiers ou d'une tournée qui passerait par chez nous. Wait and see. En attendant justement, et si d'aventure les Stone Roses nous faussaient compagnie, on irait sans hésitation se consoler avec d'...

Une interview d'un Enfant du rock : Hugo Cassavetti, critique musique pour Télérama

Qu’un album se vende à deux ou 100 000 exemplaires ne change rien pour moi. Pour l’artiste et l’industrie, ça change tout. D’où la pression qu’on nous fait porter d’être en partie responsable ou non de la réussite commerciale d’une œuvre et de son auteur. Voilà pourquoi la critique est aussi courtisée que redoutée, voire parfois haïe, car plus elle est indépendante, plus elle peut avoir de l’influence. ► Lire l'interview  (Gonzai.com)