lundi 6 janvier 2020

Direction la Californie... et Coachella !



YouTube Originals a annoncé par le biais d'un teaser la sortie d'un documentaire qui revient sur les 20 ans du Festival californien Coachella ! L'occasion de se pencher sur la programmation de cette année qui, comme à chaque édition, est tout simplement... hallucinante ! Avec le retour de Rage Against the Machine qui avait participé à la première édition de Coachella en 1999 et qui vient d'annoncer sa reformation.

Affiche officielle Coachella 2020

En ce qui concerne Une pile de disques, on retiendra surtout la présence de nos coups de coeur de l'année 2019 : les anglais d'Idles, ainsi que les groupes irlandais The Murder Capital et Fontaines D.C. Mon voeu pour 2020 ? Inventer la téléportation.

jeudi 18 juillet 2019

Programme des vacances / Improve Your English

Aujourd'hui révise ton anglais avec Tears for Fears :

Shout, shout
Let it all out
These are the things I can do without
Come on
I'm talking to you
Come on

In violent times
You shouldn't have to sell your soul
In black and white
They really-really ought to know

Those one-track minds
That took you for a working boy
Kiss them goodbye
You shouldn't have to jump for joy
You shouldn't have to jump for joy



La bise à Roland et Curt si vous les croisez ce soir à Fourvière !

mardi 23 avril 2019

Un petit tour à la Médiathèque musicale de Paris

Rencontre avec un gros, gros fan de Weezer ! De Queen aussi. De The Cult. Et de Korn 😆
A regarder jusqu'à la fin, surtout si vous êtes amateur de vinyle et des Sugarcubes. Et de Thomas VDB, toujours égal à lui-même !

vendredi 29 mars 2019

Douce brutalité

Je suis toujours très impressionné de la puissance que peuvent générer des duos ou des trios de musiciens. Bon ici le gros son est clairement revendiqué puisque Brutus s'inscrit dans une veine post-punk / hardcore. Brutus, quoi. Particularité du groupe belge : il est mené par une chanteuse / batteuse, Stefanie Mannaerts, dont la voix claire et sensible contraste avec l'énergie musicale développée par ses deux comparses : le guitariste Stijn Vanhoegaerden et le bassiste Peter Mulders. Le second album du trio, Nest, a été enregistré à Vancouver au Canada. Il sort aujourd'hui même dans toutes les bonnes crèmeries.

vendredi 8 février 2019

Retour de répét'

En rentrant de la répétition, on parlait musique dans la voiture. Comme lorsqu'on est attablé au resto et qu'on se met tous à parler de recettes et de petits plats. Après deux heures de répétition, il ne faut pas croire que nous soyons rassasiés. On parlait musique française. Bashung bien sûr, qui nous manque. Je cherchais le nom de celle qui l'a accompagné sur Fantaisie Militaire et sur l'album posthume, En amont. Elle s'appelle Edith Fambuena. Elle chantait avec Les Valentins avant de produire de nombreux albums, pour Bashung donc, mais aussi pour Daho, Pauline Croze, Higelin ou Thiéfaine... Elle explique dans Libération combien elle a hésité avant de faire ce travail : "Je me suis replacée dans l’état d’esprit de Fantaisie militaire, j’ai travaillé de mon côté jusqu’au moment où j’estimais que c’était suffisamment finalisé pour le montrer. Sauf qu’Alain n’est plus là pour valider et qu’il n’aurait peut-être rien validé du tout ! Malheureusement, ça, je ne le saurai jamais". On a parlé de Dominique A aussi. Et des deux morceaux qu'il a écrit et qui figurent sur En amont, dont l'ouverture du disque le sublime Immortels.




J'ai repensé à ce morceau de Dominique A qui l'a fait connaître, Le Twenty-Two Bar qu'il chantait avec Françoiz Breut. Je me suis dit que le parcours de Françoiz Breut ressemblait un peu à celui d'Edith Fambuena, qu'elle aussi avait travaillé avec de nombreux artistes (Dominique A donc, mais aussi Yann Tiersen, Louise Attaque, Calexico, Frànçois & The Atlas Mountains, etc.). Et puis j'ai repensé à cette victoire de la musique où Dominique A avait transformé les paroles lors de son passage en direct : "A la télévision française je chantais / Je ne sais plus pourquoi c'était, non, non / En face de moi les gens dormaient...". J'avais adoré cette façon crâne de toiser le public mondain de ce soir-là, les mains dans les poches, Françoiz Breut à ses côtés les bras croisés . Je ne savais pas que ce soir c'était la 34ème cérémonie des Victoires de la musique...



Bref, il était tard. La voiture filait. Et on parlait musique.

vendredi 25 janvier 2019

Bertrand Belin, la bande-son de l'année

Persona, le nouvel album de Bertand Belin vient de sortir et c'est déjà une bonne nouvelle en soi. Autre motif de satisfaction, des morceaux plus accessibles avec sans doute des textes moins ésotériques, moins de boucles répétées, moins de minimalisme. Ce n'est pas tant qu'il faille changer pour plaire au plus grand nombre. Belin poursuit sa voie avec justesse et une classe toute naturelle et on ne peut que souhaiter qu'il touche un public plus large. Ne serait-ce que parce qu'il incarne peut-être mieux qu'un autre la bande-son d'aujourd'hui. J'entends par là la musique -et les paroles- qui font écho aux questions sociétales du moment. Lorsqu'on lit Reverdy (L'hiver du mécontentement qui raconte l'Angleterre de 78/79 avant l'arrivée au pouvoir de M.Thatcher), on comprend que la bande-son qui accompagne cette période est bien plus qu'un décor sonore : les Buzzcocks, The Damned, The Clash, Joy Division, Adam and the ants. Je mets Bertrand Belin au même niveau. Et même si lui se réclame davantage de Bill Callahan, B comme Belin me fait penser à B comme Bashung.

Dans un coin d'architecture manqué
Un méandre de la cité
Allons bon
Cachant à ma raison que du temps à passé
Je chéris ton cœur
Adoré

La nuit je parle
Je parle seul
Je te parle tout seul
Pour te dire des choses nouvelles Je chéris ton cœur Adoré

Contournant un vaste chantier
De pluie de planches
D'acier suspendu
Songeant au sommeil
Ma thématique des grues
Je chéris ton cœur
Adoré

La nuit je parle
Je parle seul
Je te parle tout seul
Pour te dire des choses nouvelles

(extrait de Choses nouvelles par Bertrand Belin)

mardi 22 janvier 2019

Foals : épisode 1

Un clip dystopique en écho avec le monde dans lequel nous vivons. Deux jeunes acteurs, l'une française : Christa Théret (Renoir, Doubles vies) et l'autre anglais : Isaac Hempstead-Wright (Game of Thrones). C'est le retour (attendu) du groupe originaire d'Oxford pour son 5ème album. Et son 6ème aussi puisque le groupe a annoncé une double sortie cette année : Everything Not Saved Will Be Lost - Part 1 le 8 mars et Everything Not Saved Will Be Lost - Part 2 à l'automne. De quoi satisfaire des fans qui patientaient depuis 2015. Côté musique, on retrouve l'univers de Yannis Philippakis et de ses acolytes, tout en guitares dansantes et en tension sous-jacente.

 

Le groupe sera en tournée mondiale à partir de la mi-mars. Avec une seule date en France (le 13 mai au Bataclan) prévue pour le moment.

dimanche 11 février 2018

Et toi, t'écoutais quoi à 14 ans ?

Très intéressant cet article de Marie Slavicek paru dans Le Monde (Big Browser) : On n’oublie jamais la musique de ses 14 ans. Elle commente les recherches de Stephens-Davidowitz, journaliste du New York Times, qui montre comment nos goûts musicaux sont très influencés par la musique que l'on écoutait à l'âge d'environ 14 ans.

"Chez les hommes, les tubes sortis quand ils avaient en moyenne 14 ans (entre 13 et 16 ans) sont intrinsèquement liés à leurs goûts musicaux une fois adultes. Et chez les femmes ? En moyenne, leurs chansons préférées une fois adultes sont sorties lorsqu’elles avaient 13 ans (entre 11 et 14 ans)".


C'est là que Google (ou Wikipedia) rentre en jeu : un rapide calcul, j'avais 14 ans... en 1983 ! Hop je tapote "musique 1983" et je valide cette étude avec la play-list suivante qui, incontestablement, a influencé ma culture musicale :
  • David Bowie : Let's Dance / China Girl / Modern Love
  • The Police : Every Breath You Take
  • Mickael Jackson : Billie Jean / Beat it
  • Musical Youth : Pass the dutchie
  • Madonna : Holiday
  • U2 : Sunday Bloody Sunday / New Year's Day
  • Cindy Lauper : Girls Just Want to Have Fun
  • Tears for Fears : Mad World
  • Yes : Owner of a lonely Heart
  • New Order : Blue Monday
  • ...
Voilà au même moment, la télé française diffusait : 
  • Jakie Quartz : Mise au point
  • La Compagnie créole : C’est bon pour le moral 
  • Les Forbans : Chante
  • Rose Laurens : Africa
  • ...
Vous comprendrez donc pourquoi la musique anglo-saxonne a marqué durablement mes goûts musicaux.

Spéciale dédicace à Maïa... pour ses 14 ans :

dimanche 10 septembre 2017

Le programme musical de Jean-Michel Guenassia

Seconde lecture de Jean-Michel Guenassia. Après Le Club des incorrigibles optimistes (Goncourt des lycéens 2009), De l'influence de David Bowie sur la destinée des jeunes filles, un livre paru cet été. Vous imaginez bien qu'un titre pareil avait toutes les chances d'attirer le fan de musique que je suis. A vrai dire, même si la musique (et David Bowie !) joue effectivement un rôle tout à fait particulier dans le récit, elle n'est pas le sujet moteur du roman. Il s'agit plutôt de suivre la vie animée d'un jeune parisien de 17 ans, Paul, à l'apparence féminine et dans le même temps attiré exclusivement par les femmes. Une particularité qui lui permettra de fréquenter les boîtes lesbiennes... pour mieux y draguer les filles attirées par son profil androgyne ! Une position difficile à tenir et qui le conduira rapidement à entrer en conflit avec une mère peu orthodoxe, Léna. Lesbienne, tatoueuse de profession, fan de hard-rock et de Harley-Davidson, celle-ci fait montre de peu de sentiments pour son entourage proche. Tant et si bien que c'est souvent la compagne de Léna qui se retrouve forcée de jouer le rôle de la mère de Paul face aux professeurs ou aux parents de son pote de lycée. Petit extrait :

Pour faire bref, ma mère ne tatoue que des femmes.
Exclusivement.
Il n'existe qu'une exception connue (je l'évoquerai peut-être plus tard). Les hommes sont interdits de citer chez elle. Dans sa vitrine, il y a un grand panneau rouge de sens unique, avec écrit sur la bande blanche "Women only". La porte est fermée comme dans une banque, ne s'ouvre que de l'intérieur, une caméra permet de voir qui se présente, et si un mâle souhaite entrer, il découvre alors Women only qui s'illumine et clignote, et il reste dehors. Elle ne répond à aucune demande formulée par un homme. Même célèbre. Ce qui, au départ, n'était qu'un coup de tête s'est révélé d'une incroyable efficacité marketing.

Pas de spoiler. Si vous voulez savoir ce que David Bowie a pu faire l'été 97. Ce qu'il se passe lorsque les clientes d'une boîte lesbienne s'aperçoivent qu'un loup est dans la bergerie. Et pourquoi cet article se termine avec la version de In the Mood for Love par Brian Ferry : direction votre librairie préférée !

jeudi 24 août 2017

Retour de vacances

Comme vous le savez, l'été est l'occasion de chauffer tout un tas de choses dont l'auto-radio (ou le lecteur bluetooth pour les mieux équipés). Je note sur le chemin des vacances de cette année une très nette tendance revival avec le retour de groupes (plus ou moins) historiques et (plus ou moins) attendus.

The Jesus & Mary Chain - Damage & Joy
Alors eux franchement, on ne pensait pas vraiment les retrouver en CD (ou vinyle pour les mieux équipés). Les précurseurs du shoegaze avaient fermé boutique en 1998 et même si ils étaient remontés sur scène (à Coachella en 2007) le chemin vers le studio semblait plus que tortueux. Et pourtant voilà qu'en avril sortait Damage & Joy, leur 7ème album, quasi 20 ans après le précédent. Un retour séduisant pour les frères Reid qui malgré leur âge - 55 ans pour Jim, 58 pour William - n'ont pas pris une ride artistique. Une belle surprise...




Grizzly Bear - Painted Ruins

Un clip bien barré avec la troublante Clémence Poésy en guest... et des paires de fesses masculines utilisées comme percussions ! Côté musique, on reste un peu déçu quand même, l'album ne semblant pas au niveau de l'excellent Shields sorti en 2012. Pour l’instant, le groupe n’a annoncé qu’une seule date française, et ce sera le 16 octobre à l’Olympia.




Angus & Julia Stone

De Grizzly Bear à Angus et Julia Stone la transition est simple, n'est-ce pas ? En tout cas, le retour du duo australien n'est pas vraiment une surprise dans la mesure où ils nous ont habitués à un album studio tous les 3 ou 4 ans. Le 4ème baptisé Snow sortira à la fin de l'été. De quoi cocooner tout l'automne au coin du feu (ou du radiateur électrique pour les moins bien équipés) avec la boisson chaude de votre choix.




King Krule - Czech One / Dum Surfer

Silence radio depuis 2013 (déjà ?) de notre chanteur rouquin préféré et son formidable Easy, Easy. King Krule revient avec deux titres en vinyl chez XL Recordings. Le premier est un morceau calme, très calme, qui nous confirme que l'été est bien terminé et qu'il est temps de ranger ses tongues et son jeu de molkky... King Krule sera en concert le 26 novembre au Casino de Paris et surtout : le 29 novembre à L’Épicerie Moderne de Feyzin !!!