mardi 28 mars 2017

Happy Birthday Born Bad !

C'est l'histoire d'une petite entreprise. Un type tout seul, Jean-Baptiste Guillot, qui a décidé de lancer un label indépendant. Pas d'attachée de presse, pas de secrétaire, pas de bureaux en haut d'une tour comme dans la série Vinyle. Born Bad Records n'est pas Columbia. JB bosse de chez lui, à Romainville, dans une véranda ré-aménagée en lieu de travail. Né en 2006, le label a signé Cheveu ou La Femme. Avec un deal intéressant pour le groupe Victoire de l'Album révélation en 2014. Comme JB l'explique dans Télérama : "Le deal que j’ai avec La Femme est finalement le meilleur, pour eux comme pour moi. Pour les CD et sorties digitales, ils ont signé chez Barclay. Les vinyles sont chez Born Bad. J’ai réussi à négocier que ce soit mon graphiste, Elzo Durt, un belge hyper-fort dans la fusion des images, de l’art déco à l'imagerie punk, qui fasse tout leur artwork. Et le logo de Barclay n’apparaît pas sur mes vinyles...". Indépendant jusqu'au bout donc, inspiré par les modèles anglais (New Rose ou Rough Trade) qui associent label et magasin de disques. Ce qu'on lui souhaite ? Fêter ses 20 ans avec autant de superbe et ne pas connaître la crise...

➔ Les 10ans de Born Bad Records à Lyon

vendredi 10 février 2017

Nouvelle crèmerie de référence

Le logo et le nom de cette enseigne pourrait penser qu'il s'agit d'une boutique de tatouages polynésiens. Il n'en est rien. Il s'agit, comme vous pouvez l'imaginer si vous êtes fidèle à ce blog, d'un disquaire lyonnais situé sur les pentes de la Croix-Rousse. On parle ici de vinyles neufs et d'un choix particulièrement axé sur la thématique rock, au sens large du terme. J'y ai trouvé récemment quelques galettes que je cherchais depuis longtemps. Des choses comme The Villagers, Feu Chatterton, Lee Fields, Fauve, Placebo, The Veils... En fouillant dans les bacs, j'ai découvert avec bonheur, rassemblés dans quelques mètres carrés, les 3/4 de ma play-list habituelle. Comme si j'avais été téléporté en franchissant le seuil dans une mini-boutique Rough Trade... Ajoutez à ça une jolie collection de BO et un vendeur fan de Thin Lizzy, Queen et RHCP, vous obtenez un endroit sympa, dont il faudra impérativement pousser la porte lors de vos prochaines balades croix-roussiennes.



Tiki Vinyl Store - 13 rue René Leynaud

NB : site HS pour le moment, optez pour la page FaceBook

lundi 5 décembre 2016

Vinyl, une série à croquer

Et même si il n'y a qu'une saison, on s'en contentera ! La série de HBO, dirigée par Martin Scorsese et Mick Jagger, et écrite par un ancien des Soprano, Terence Winter, nous conduit à un train d'enfer dans les méandres de l’industrie du disque. Bobby Cannavale y incarne Richie Finestra un producteur de rock à bout de souffle dans le New York des seventies. Il carbure au bourbon, à la coke et au rock'n'roll. Un mélange pas facile à gérer pour un père de famille dont la boîte, tout comme la vie privée, est au bord de la rupture. On y retrouve l'ambiance frénétique et azimutée des films de Scorsese, servie par une bande-son remarquable, à la croisée de tous les styles musicaux de l'époque. Franchement, on en aurait bien repris un peu au dessert mais ces dix épisodes-là constituent déjà un fameux gueuleton !

mercredi 28 septembre 2016

C'est l'histoire d'un Corse qui joue de la guitare...

Et qui monte à Londres à 24 ans, en 1976, pour y passer une quinzaine de jours. Résultat : il y reste 7 ans, participe aux débuts de The Police, fait la fête avec Topper Headon, le batteur des Clash, joue au festival punk de Mont-de-Marsan (véridique !). Cette histoire n'est pas le topic d'une fiction mais un documentaire saisissant sur Henry Padovani, le (seul) guitariste corse à avoir intégré la scène punk !

  

Son histoire ne s'arrête pas là. Loin s'en faut... En 1984, il devient le directeur puis le vice-président de IRS Records (le label de Miles Copeland, frère de Stewart Copeland et manager de The Police). Le label va signer R.E.M., The Lords of the New Church, The Fleshtones, The Cramps et The Bangles... Le film est à l'affiche au Comoedia. Vous savez ce qu'il vous reste à faire si vous voulez découvrir la fin de l'histoire !

jeudi 21 juillet 2016

Retour en grâce



Je ne sais pas si Terrified sera le morceau de l'été mais ça ressemble déjà à une jolie découverte. A 21 ans, le jeune songwriter londonien a livré à la BBC une session musicale plutôt marquante. Ne vous fiez pas trop à son jeune âge car la maîtrise et la maturité sont là. La voix rauque d'Isaac Gracie n'est pas sans évoquer celle de lointains oncles d'Amérique comme Eddie Vedder ou Evan Dando. Quant aux paroles (Well, I sleep all day And drink all night Just give me one good reason And I'll turn out my light Now I'm terrified) elles laissent à penser que le gamin a déjà brûlé deux ou trois vies de crooner. Le compagnon idéal pour une tournée de fin du monde en somme...

mercredi 13 juillet 2016

Un ticket pour l'Irlande !

C'est les vacances. Ou bientôt les vacances. Certains rêvent peut-être de s'envoler pour la verte Irlande, ses tours rondes, ses bières sombres et ses pubs remplis de musiciens. Je vous propose un voyage rapide en première classe. Avec pour compagnon de route le leader des Villagers, Conor O’Brien. Et un album, Where Have You Been All My Life?, qui est certainement l'un des plus sublimes de cette année 2016. Une sorte de best-of basé sur les trois albums du groupe, enregistré en acoustique le temps d'une journée passée dans un studio londonien. Douze titres qui compose à mon sens une bal(l)ade irlandaise presque parfaite.



Pour plus de légèreté, vous poursuivrez votre voyage initia-celtique avec les Frères James. Vous comprendrez que l'Irlande est un mélange de gravité et de joie de vivre, de poésie et de beuverie, de football et de rugby, de rock et de folk, de fierté et de fraternité... Le voyage ne fait que commencer.

NB : Pour ceux que l'histoire agitée de l'Irlande intéresse, je ne saurais que vous conseiller la formidable pièce d'Emmanuel Meirieu, adaptée des livre de Sorj Chalendon, Mon traître et Retour à Killybegs. Elle sera jouée le 16 novembre prochain au Radiant-Bellevue.

mardi 5 juillet 2016

Coup de coeur des blogueurs : les gagnants !

Voici les textes des deux gagnants qui pourront assister au concert des Last Shadow Puppets (et de Yak !) jeudi soir aux Nuits de Fourvière :

J'ai découvert ce groupe pendant mon adolescence, en 2008, et j'ai écouté en boucle la chanson "My Mistakes Were Made For You" pendant des voyages en train, c'est une chanson qui me rend nostalgique. J'aimais beaucoup le reste de leur album et je souhaite découvrir ce qu'ils font maintenant.
Je n'avais pas acheté de places pour jeudi car je n'étais pas sure d'être sur Lyon cette semaine là mais maintenant c'est bon !
J'apprends qu'ils se séparent, donc c'est la dernière occasion de les voir sur scène !
Cécile B.


The Last Shadow Puppets, c’est « la crème de la crème » du rock anglais moderne.

D’un côté, Miles Kane, bête de scène révélée avec The Rascals et qui a pu s’épanouir en solo surtout grâce à son premier album Colour Of the Trap qui avait marqué les esprits.
De l’autre, Alex Turner, songwriter le plus doué de sa génération, qui au sein des Arctic Monkeys est devenu la voix (et la gueule) de référence du rock anglais, sachant se renouveler à chaque nouveau disque.
Ces ceux-là, s’ils ont donné un nouveau chapitre à l’aventure The Last Shadow Puppets, c’est surtout par plaisir d’être ensemble. Deux potes qui savent s’entourer (les violons d’Owen Pallet sont encore remarquables sur Everything You’ve Come To Expect) et donner du fil à retordre aux journalistes en interview. Mais qui savent surtout composer et interpréter de grandes chansons, à l’image de Pattern, petit chef d’œuvre niché au milieu de ce dernier album aux accents californiens.
C’est indéniablement un groupe à voir en concert, et quel meilleur cadre que l’intimité et la beauté de celui des Nuits de Fournière ?
Stéphane P.

jeudi 30 juin 2016

Une soirée avec Alex et Miles ?

Côté coup de coeur perso, Thomas (Little Lions) et David (Soul Kitchen) ayant eu respectivement la bonne idée de retenir Feu! Chatterton et Sigur Rós, c'est donc sans surprise The Last Shadow Puppets, que je vous invite à découvrir sur scène grâce aux Nuits de Fourvière !


Pour jouer : likez la page Facebook d'Une pile de disques 
(elle est toute neuve !) et envoyez-moi par mail vos motivations les plus détaillées : les deux textes les plus sympathiques seront publiés et se verront attribuer deux places pour assister au concert du jeudi 7 juillet. A vos claviers !!! Vous avez jusqu'au lundi 4 juillet à midi pour participer.